Deutscher Gewerkschaftsbund

L'avenir du travail

L'imposition du droit au travail, une activité responsable et variée pour tous les salariés, une répartition humaine du travail nécessaire à la société moyennant une nouvelle réduction des horaires de travail et une répartition équitable des revenus restent les tâches essentielles de toute politique syndicale.

1. Créer et partager le travail

Le travail est plus qu'un moyen destiné à assurer l'existence. Le travail représente le préalable essentiel pour l'épanouissement de l'individu et pour sa participation à la vie de la société. Le travail crée le bien-être de la société et la qualité de la vie.

Le bien-être n'est pas dû uniquement au travail rémunéré. Le travail réalisé pour la famille et pour l'éducation, tout comme les obligations honorifiques y sont également pour une part importante. Il faut néanmoins reconnaître, que le travail rémunéré et les occupations non rémunérées sont toujours répartis injustement entre les deux sexes. Le travail rémunéré s'oriente toujours au modèle du "salarié dit normal". Les vues traditionnelles et un manque de soutien de la société et du privé dans les soins à apporter aux enfants, forcent toujours beaucoup de femmes à supporter la charge double du travail rémunéré et de l'activité non rémunérée. Les structures traditionnelles de la société empêchent l'égalité réelle des droits entre les deux sexes. Par ailleurs, les femmes restent sous-représentées dans les positions conférant le pouvoir et une responsabilité pour la société.

Le partage du travail hiérarchisé selon les sexes reste l'une des caractéristiques structurelles du travail rémunéré avec des conséquences très graves pour les femmes, comme p.ex. des niveaux de salaires plus bas et des chances réduites d'avancement. Le travail à temps partiel et le travail mal rémunéré restent des formes typiques pour l'activité professionnelle des femmes.

Le droit au travail est un des droits de l'homme. Tout homme et toute femme doivent avoir la chance d'avoir un travail, qui leur permet de mener leur existence en dignité.

L'Etat social doit lutter contre le chômage de masse, nuisible pour l'homme et pour la société. Les personnes frappées de chômage craignent pour leur avenir et ils souffrent d'un niveau de vie de plus en plus mauvais; ils vivent souvent dans la misère et dans l'isolation. De cette façon, les qualités professionnelles, les forces créatrices et la volonté de travailler de millions de personnes se perdent tous les jours. Et le coût du chômage limite les moyens nécessaires pour entreprendre les réformes urgentes. Pour cette raison, la réduction du chômage de masse n'est pas seulement une aide pour les personnes concernées, mais elle est également la condition essentielle pour sauvegarder et pour renforcer l'Etat social.

Les syndicats vont concentrer toutes leurs forces, pour faire adopter une politique cherchant à réduire le chômage de masse. Dans ce contexte, nous allons nous consacrer à une formation professionnelle de qualité et orientée vers l'avenir, afin de permettre ensuite l'insertion dans la vie professionnelle.

Pour atteindre cet objectif, les syndicats vont également apporter leur propre contribution. Nous voulons poursuivre la politique de la réduction des horaires de travail sous ses formes les plus variées. Vis-à-vis des phénomènes du chômage de masse et de l'amélioration de la productivité, il ne faut pas relâcher pour aboutir à une réduction continue du temps de travail individuel rémunéré. L'amélioration du bien-être n'est pas seulement due aux augmentations des salaires, mais également à l'allongement des périodes libres de toute activité rémunérée. Les employés veulent disposer eux-mêmes de leur emploi du temps, ils voudraient avoir des bases fiables pour planifier leur vie en commun et ils aimeraient rendre compatibles vie professionnelle et vie de famille; ils voudraient évidemment avoir également une garantie de sécurité pour leur emploi.

Nous allons nous employer de toutes nos forces pour obliger le patronat et les autorités politiques à assumer leurs responsabilités pour le plein-emploi. Nous allons demander aux entreprises et aux organismes publics des investissements et des innovations pour lancer un développement durable. Les parlements et les gouvernements sont exhortés à mener une politique active de l'emploi.

Nous allons soutenir cette politique par des initiatives pour assurer la sécurité des emplois et à favoriser les innovations. Par la mise en oeuvre d'un éventail très large de produits et de services, par la conversion des produits et par une organisation moderne de la production et des services, on pourra réussir à préserver et à créer de nouveaux emplois.

Pour de nombreuses raisons individuelles et sociales, le plein-emploi sera à réaliser à l'aide d'une grande variété de nouvelles relations de travail, de formes d'emploi et d'horaires de travail différenciés: l'image future de la société du travail sera caractérisée par des relations de travail privées, par des emplois favorisés par la fonction publique, par des phases alternantes de travail rémunéré et de périodes non rémunérées dans le curriculum des salariés. Et il faudra prévoir à cet effet la sécurité sociale et juridique nécessaire.

A l'avenir, les syndicats vont s'engager davantage pour réaliser l'égalité des droits des hommes et des femmes dans la vie de travail. Des horaires de travail réduits pourraient permettre une répartition plus équitable du travail consacré à la famille et des activités professionnelles entre les hommes et les femmes. La configuration des horaires de travail doit permettre aux personnes, qui ont à remplir également des tâches d'éducation et de soins, de ne pas se faire renvoyer de leur emploi. Des mesures de promotion accordées aux femmes et l'introduction de quotas doivent contribuer à réduire les désavantages existants et à offrir aux deux sexes des chances égales d'avancement. Les femmes devront profiter de mesures spéciales au moment de l'engagement, de la qualification et de la planification des effectifs. Les entreprises doivent s'engager par des plans spéciaux de promotion destinés aux femmes à mener à bien une telle politique d'égalité des droits.

2. Le changement du travail

Le bouleversement des structures de l'économie mondiale et l'évolution des techniques et de l'organisation ont contribué au cours des dernières décennies à changer profondément l'image du travail. Les nouveaux concepts d'organisation, de production et de prestation des services entendent utiliser à fond toutes les réserves de productivité et à profiter pleinement des qualités professionnelles, des compétences et de la motivation des salariés.

Il est désormais prévisible, que ces nouveaux concepts et la mise en place de réseaux d'information toujours plus performants, vont accélérer les processus de rationalisation, qui s'accompagneront de nouveaux critères de qualification et de sélection à l'intérieur des entreprises: ce seront les salariés plus âgés, moins qualifiés et moins performants, mais avant tout les salariés, qui seront progressivement marginalisés. Mais ces nouvelles stratégies d'entreprise offriront également des chances pour configurer autrement le travail de production et de prestation des services, afin de le rendre plus varié et plus coopératif avec la participation active de toutes les personnes concernées.
La mise en réseau des postes de travail, des fabriques et des entreprises par les techniques de la communication et le recours aux multimédias vont faire apparaître de nouvelles formes de télé-travail et de coopération. Progressivement, la création de la valeur ajoutée se fera indépendamment des postes de travail traditionnels. La mise en oeuvre des réseaux de données d'entreprise favorisera le déplacement des emplois et la mondialisation des marchés du travail. A défaut d'une intervention rapide, il est à prévoir que ces bouleversements techniques et culturels vont remettre en question les relations normales de travail, menacer le caractère social du travail et exacerber les problèmes posés à la politique de l'emploi.

La dérégulation politique, la privatisation du secteur public et la pression croissante exercée à cause du chômage de masse sur les salariés, pour qu'ils réduisent leurs revendications - tout ceci conduit à favoriser la prolifération d'emplois non protégés et de valeur réduite, tout en donnant naissance à de nouvelles formes d'emplois indépendants, restants néanmoins cloîtrés dans une relation de dépendance.

Les nouveaux services, centrés sur une activité sociale, pédagogique et de service au profit des hommes, vont gagner avec l'aide des nouveaux médias en importance. Ce qui souligne la nécessité d'une régulation de ce secteur et de sa configuration humaine.

Nos droits de participation et les structures traditionnelles de défense des intérêts par les conventions collectives et les conventions d'entreprise ne sont nullement suffisants pour réguler et pour former les nouvelles relations de travail, qui se placent souvent à l'extérieur du contexte des entreprises.

Dans ce secteur, les relations ne sont pas encore figées et restent ouvertes à l'action politique. Mais nous avons besoin d'informations supplémentaires sur les conséquences de la mise en réseau des informations pour les conditions sociales de l'emploi. C'est la raison pour laquelle les syndicats demandent un dialogue de société et des efforts de recherche accrus sur les chances et risques du monde digitalisé. Dorénavant, nous allons nous concentrer beaucoup plus sur les méthodes permettant d' "humaniser" les conditions de travail dans un environnement en mutation. Il faudra réunir à cet effet les expériences faites par nos camarades dans les entreprises et dans les administrations avec les résultats des scientifiques, pour en tirer des conséquences applicables à la politique de la recherche et de la technologie.

3. Nous voulons configurer l'avenir du travail.

Les syndicats ont toujours défendu la cause des conditions de travail humaines, de la protection de la santé et de l'effort raisonnable à fournir par les travailleurs. Le travail doit permettre l'épanouissement de la personnalité; il doit favoriser les qualités personnelles et la coopération avec les autres. Les nouveaux concepts de production et d'organisation auront à respecter ces traditions. Nous aurons comme devise: profiter des chances, limiter les risques.

Nous voulons réaliser des conditions de travail humaines, fixer des normes de travail acceptables et chercher de nouvelles méthodes pour assurer la sécurité des emplois. Il faudra pour cela passer par des conventions fixant de façon obligatoire la participation et la qualification des personnes concernées et des groupes de salariés. Les stratégies de rationalisation connaissent souvent des vainqueurs et des perdants. Nous avons l'obligation de développer et de faire appliquer des alternatives permettant le retour au concept de solidarité.

Beaucoup d'hommes souhaitent un équilibre mieux établi entre le travail et la planification individuelle de leur vie. En fixant les conditions de travail, nous voulons désormais mieux répondre aux aspirations individuelles et variées des employés. La liberté et l'épanouissement de la personnalité dans le travail présupposent néanmoins un système de régulations, qui offrira une protection contre la dépendance et l'arbitraire, tout en ménageant les espaces nécessaires pour la configuration individuelle du travail. Ce qui signifie en clair: la sécurité juridique et la configuration sociale, les régimes sociaux obligatoires, la protection offerte par les conventions tarifaires et la défense des intérêts dans l'entreprise - autant de points auxquels nous ne saurons nullement renoncer.

Les syndicats ne vont pas ménager leurs efforts pour préserver au cours de ces efforts le caractère communicatif du travail. Des emplois dignes de ce nom devront bien avoir la possibilité d'entretenir des relations sociales avec les autres personnes impliquées dans le même processus de travail. Il faudra prévoir des conditions de travail à l'avenant, même dans les réseaux de données à portée mondiale et même dans une ambiance de télé-travail.

4. Sécurité juridique et convention collective - deux moyens d'action

Les salariés vont continuer à attendre de leurs syndicats des propositions de protection et d'action. Mais ils exigeront également une prise en compte beaucoup plus accentuée de leurs intérêts individuels: Nous allons adopter le principe suivant: nous voulons créer dans le cadre des arrangements collectifs beaucoup plus de droits individuels et de possibilités de choix et de participation.

Les syndicats vont chercher à renforcer les droits individuels des salariés, tout en restant dans le cadre fixé par les lois sur l'organisation et la représentation du personnel dans les entreprises. Nous allons nous prévaloir à cet effet de droits de réclamation et de participation, d'un droit individuel de refus du travail pour conviction intime et en cas d'atteinte aux lois fondamentales, tout comme du droit de disposer librement des données concernant sa propre personne.

Nous allons chercher à élargir la compréhension traditionnelle du terme "travailleur", afin de faire bénéficier les salariés non encore protégés et les indépendants "apparents" également des droits accordés par les lois sur l'organisation et la représentation du personnel dans les entreprises. La défense collective des intérêts reste incontournable, si on veut préserver la dignité de l'homme dans les entreprises et faire appliquer dans les faits les dispositions sur la protection sociale du travail.

Le démantèlement des fabriques, le recours à des tiers, tout comme la réorganisation des entreprises et des groupes industriels exigent en même temps une extension de la compréhension traditionnelle des termes "fabrique" et "entreprise". Les syndicats exigent une modification du texte de la loi sur l'organisation des entreprises, qui leur permettra de mieux défendre les intérêts des salariés et d'imposer dans les faits les règles de la participation. Il faudra créer avant tout les conditions juridiques permettant d'élire par une élection simplifiée des conseils d'entreprise dans les petites entreprises. Et il faudra établir un cadre pour défendre les intérêts de tous les employés d'une entreprise par site individuel et par sites réunis.

Les syndicats entendent stabiliser et élargir leurs capacités d'action collective et d'imposition des normes, afin de mieux répondre à leur mission de protection et de configuration.

Dans ce contexte, il s'agira de garder intacte l'autonomie tarifaire; elle reste l'un des piliers fondamentaux de toute action syndicale. L'autonomie tarifaire a toujours été un instrument efficace pour réguler les conflits et elle représente - si on le compare à d'autres modèles internationaux - un moyen d'action, qui a connu le succès.

L'autonomie tarifaire prévoit également le droit de grève des syndicats. Ce moyen, protégé par la loi fondamentale et légitimé par un vote démocratique, reste incontournable, si les syndicats veulent se défendre et participer activement à la configuration des conditions sociales. Nous exigeons, que la pratique du "lock-out" soit interdite et que les amendements apportés à la Loi en faveur de l'emploi pour affaiblir la capacité de faire grève des syndicats soient à nouveau annulés.

Le deuxième volet de l'autonomie tarifaire et des conventions collectives régionales par branches est formé par des fédérations patronales, capables d'assurer l'adhésion de leurs membres à l'organisation et de faire respecter les arrangements une fois conclus. Les syndicats sont donc intéressés à ce que les fédérations patronales restent performantes et comptent beaucoup de membres. Nous désapprouvons fermement, que des entreprises se soustraient aux obligations collectives, en concluant p.ex. des arrangements d'entreprise ou des contrats individuels en désaccord avec les conventions collectives, ce qui représente par ailleurs une violation claire et nette de la loi.

Pour contrer la mondialisation des marchés, ainsi que les conditions individuelles et différenciées par branches et par structures de production, il ne faut ni envisager une dérégulation radicale des marchés, qui permettrait de contourner tout simplement le système des conventions collectives, ni passer par des arrangements individuels sur les salaires et les conditions de travail, qui passeraient à côté du principe de solidarité. La convention collective régionale par branches sert les intérêts des employeurs et des employés: sa fonction de protection garantit les conditions de travail et les salaires, sa fonction de régulation garantit une concurrence à conditions égales et des bases économiques sûres pour son domaine d'application.

Nous voulons établir une nouvelle relation entre les conventions collectives régionales par branches et leur application respective dans les entreprises. Ces conventions devront respecter les besoins variés des employés et agir sur la multitude des conditions, telles qu'elles se présentent dans les différentes branches et entreprises. Nous voulons y intégrer des possibilités de choix bien déterminées, afin de permettre les différenciations nécessaires.

La fonction publique doit adopter pour tous ses employés un droit du personnel selon des principes identiques et abandonnant le groupement traditionnel des salariés en grandes catégories. L'autonomie tarifaire doit être étendue à tous les secteurs de la fonction publique.

Les accords-cadres et les conventions sur les salaires doivent être utilisés pour dépasser la scission traditionnelle en ouvriers, employés et fonctionnaires. Nous allons poursuivre énergiquement nos efforts déjà engagés dans cette voie, afin d'aboutir à des conventions communes sur les salaires et à un système commun de sécurité sociale supprimant toute différenciation entre les catégories et leurs statuts.

Ces tarifs communs doivent également chercher à réduire la discrimination salariale entre hommes et femmes. Les syndicats vont préconiser une modification des critères d'évaluation, afin d'éliminer la discrimination salariale dont souffrent toujours les femmes.

Malgré notre volonté de trouver des solutions adaptées aux situations respectives, il faut rester clair sur un point: les conventions collectives régionales par branches et leurs dispositions sur les salaires et les conditions de travail resteront l'instrument principal pour fixer des conditions minimales fermes et définitives. Il faut tout faire pour éviter le contournement du principe de solidarité, tel qu'il a toujours été ancré dans les conventions collectives.

La mondialisation de l'économie est telle, que les syndicats devront se décider également à renforcer leur coopération internationale dans le domaine de la politique tarifaire. A moyen terme, les règles de protection et de configuration des actions devront s'appliquer également au-delà des frontières nationales. La lutte contre le dumping salarial et social sera l'une de nos tâches prioritaires.

Nous voulons réaliser ensemble avec la Confédération Européenne des Syndicats une politique tarifaire coordonnée au niveau européen. Nous exigeons un droit tarifaire commun au sein de l'Union Européenne.

5. Elargir la participation et la cogestion

La démocratie politique doit être complétée et stabilisée par la démocratie économique et sociale du monde du travail.

La cogestion a donné de bons résultats. Elle a permis de modifier les structures en profondeur tout en évitant les incompatibilités sociales. La cogestion, telle qu'elle est pour le moment pratiquée par le salariat, n'est pas encore à la hauteur des nouveaux défis, comme la mondialisation et les problèmes écologiques. Une politique d'entreprise orientée aux nécessités du futur demande bien une extension des droits de cogestion du salariat et de ses syndicats.

L'extension des droits de cogestion et de participation au poste de travail est une tâche très urgente. Les nouvelles stratégies de gestion exigent une cogestion plus grande pour les salariés, car elles ne pourront se passer du travail en équipe et en groupe. Nous voulons utiliser à cette occasion les chances offertes pour améliorer la cogestion, qu'il faudra à cette occasion ancrer définitivement dans les textes. Il faudra insérer à cet effet des droits de réclamation, tout comme des droits et des périodes de cogestion dans la loi sur l'organisation et sur la représentation du personnel dans les entreprises.

Les syndicats demandent le renforcement des droits d'information, de conseil et de participation des conseils d'entreprise et des représentations du personnel, ainsi que l'amélioration de leurs conditions de travail. Ce qui vaut d'autant plus pour les représentations du personnel dans les petites entreprises et dans les administrations. Les membres des conseils d'entreprise et des représentations du personnel doivent être investis - avec les représentants des salariés dans les conseils de surveillance - de droits de participation et d'initiative dans le développement et la configuration des nouveaux produits et services, dans la planification de la production et les choix des nouveaux sites industriels.

Cette politique active en matière d'égalité des droits requiert également une extension de la cogestion dans la loi sur l'organisation des entreprises et dans le droit sur la représentation du personnel.

Le personnel de la fonction publique a également un droit à la cogestion. Les droits constitutionnels des Parlements sont compatibles avec les droits qualifiés à la cogestion des représentants du personnel.

Les syndicats préconisent une politique d'entreprise orientant ses critères de rentabilité également aux exigences sociales et écologiques et aux nécessités de la politique régionale. Ce qui demande le renforcement de la cogestion institutionnalisée au niveau de l'entreprise et la composition paritaire des conseils de surveillance. La cogestion paritaire, telle qu'elle a été réalisée dans les entreprises de la C.E.C.A., reste le parangon pour toute extension et évolution de la cogestion.

L'internationalisation du capital doit être contrée par des syndicats aux activités internationales. Les décisions économiques se prennent de plus en plus dans des centrales d'entreprises opérant au niveau mondial. Les syndicats revendiquent une extension des droits à l'information, à la consultation et à la cogestion des salariés et de leurs représentants. La directive de l'Union Européenne sur la constitution des conseils d'entreprise européens ne peut être qu'un premier pas en direction d'une Europe sociale, même si nous allons nous évertuer à profiter de toutes les chances offertes pour former et activer des conseils d'entreprise européens. Car les salariés et leurs représentants doivent également participer au niveau européen à toutes les décisions importantes pour la politique de l'entreprise; ils ne doivent nullement être exclus des décisions engageant l'avenir de la politique sociale, industrielle et régionale.


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C'est ce que nous faisons

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DGB. La Conféderation des Syndicats Allemands: Comité Executif Federal, Structure, Service, Regiones et Districts.